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Le candidat Nicolas Sarkozy qui liait des liens commerciaux forts avec les Qatariens lors de son mandat présidentiel et dont le fils gère certains fonds d’investissement de ces derniers veut désormais protéger la France de l’islam s’il est élu comme président.

C’est lui-même qui déclarait en juillet 2008 : « La France est l’amie des pays arabes. La France veut la paix. Elle ne veut pas d’un choc de civilisations entre l’Orient et l’Occident […] L’islam, c’est le progrès, la science, la finesse, la modernité », alors qu’il se trouvait en compagnie du prince saoudien Alwaleed Bin Talal. Sa récente déclaration concernant les musulmans en France est donc plutôt surprenante aux yeux de beaucoup.

Plus tôt la même année, lors d’un discours à Riyad le 14 janvier 2008, il faisait un appel presque religieux à la paix et à l’amour :

« Sans doute, Musulmans, Juifs et Chrétiens ne croient-ils pas en Dieu de la même façon. Sans doute n’ont-ils pas la même manière de vénérer Dieu, de le prier, de le servir. Mais au fond, qui pourrait contester que c’est bien le même Dieu auquel s’adressent leurs prières ? Que c’est bien le même besoin de croire. Que c’est le même besoin d’espérer qui leur fait tourner leurs regards et leurs mains vers le Ciel pour implorer la miséricorde de Dieu, le Dieu de la Bible, le Dieu des Évangiles et le Dieu du Coran ? Finalement, le Dieu unique des religions du Livre. Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect »

Cependant, l’imposition de la laïcisation l’empêchait de faire à nouveau ce genre de discours les années suivantes.

Huit ans plus tard, en 2016, en route pour sa nouvelle campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy annonce : « On ne peut pas garder une communauté tentée par la charia ». Sur Europe 1, le candidat de droite fait un constat : « La dernière étude d’une fondation privée, l’Institut Montaigne, est extrêmement préoccupante : un quart des plus jeunes musulmans sont tentés par une forme de radicalité […] La réalité est là : l’intégration républicaine n’a pas fonctionné, ne fonctionne pas, il faut passer à l’assimilation. On ne peut pas garder 29 % d’une communauté qui se trouve tentée par la charia, ou alors on est irresponsable ». « Cet amalgame (entre musulmans et terroristes) est scandaleux, mais tous les amalgames le sont ! Parce que l’hystérie que j’observe, c’est que quand on prononce le mot islam on est immédiatement accusé d’être islamophobe. », a-t-il poursuivi.

Il est certain que la charia ou « loi musulmane » peut être un danger pour les droits humains et plus précisément pour les femmes qui y sont considérées comme inférieures aux hommes, ainsi que pour les chrétiens, considérés comme « infidèles » et donc condamnables. On constate d’ailleurs que les pays où les femmes sont le plus violentées et les chrétiens les plus persécutés, sont ceux à majorité musulmane, guidés par la charia. Il est donc urgent de freiner cette montée de l’islam en France, mais le candidat Sarkozy le fera-t-il après avoir déjà retourné sa veste une fois ? Dans un de nos articles intitulé « pour qui les chrétiens devraient-ils voter ? », nous invitions le chrétien à être comme Jésus, accueillir celui qui est dans le besoin et fuit la souffrance, mais ce n’est pas pour autant que nous devons laisser l’islam envahir notre pays, piétiner nos valeurs chrétiennes déjà en souffrance.